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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 09:45

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Un « pacte avec les entreprises » nous dit-on ? Pourquoi un « pacte » ? Jusqu’à présent, « sans pacte », l’État a donné aux entreprises 65 milliards d’aides publiques et 20 milliards de CICE !

 

« Moins de charges, plus d’embauches et de dialogue »

 De quelles charges s’agit-il sachant que les cotisations sociales ne sont pas des charges mais du salaire brut ? De quelles embauches s’agit-il sachant qu’il y a explosion des CDD courts ? Quel dialogue social, sachant que l’ANI du 11 janvier, exemple cité du dialogue, a donné la « loi de sécurisation de l’emploi » du 14 juin mais a débouché sur davantage de plans de licenciements ?

Un « pacte » est-ce différent de ce qui a été fait sans pacte ? Est-ce différent de ce qui a été donné au patronat sans contreparties tout au long de l’année 2013 ? (refus d’amnistier des syndicalistes, flexibilisation du code du travail, gel du smic, suppression des élections prud’homales, dégradation des retraites à 43 annuités et 66 ans, casse de l’inspection du travail, réduction programmée des cotisations allocations familiales, élargissement des ouvertures du dimanche…) ? En quoi est-ce différent ?

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Y a-t-il trop de « charges » ?

 Tout patron vous dira qu’il compte depuis toujours, évidemment, en salaire brut, pas en net. Nul ne peut considérer que nos salaires qui sont trop bas sont une « charge ». Ils sont dans la moyenne européenne. La « crise » dite des sub-primes qui dure depuis 2007 est due aux salaires trop bas et aux crédits trop hauts. On ne va pas baisser ces salaires tout de même ? Est-ce cela qui nous est annoncé ?

Il s’agit alors, parlant de ces charges, des impôts sur les sociétés ? Mais les taux d’imposition sont moins élevés que dans les autres pays européens et moins élevés dans les grandes entreprises que dans les PME et TPE. Total doit payer autour de 8 % d’impôt : faut-il faire plus bas encore ?

Les dividendes n’ont jamais été aussi hauts : 200 milliards l’an passé. Le CAC 40 a gagné 80 milliards en 2012 et distribué 40 milliards de dividendes. Les banques qui nous ont pillé, ont distribué 18 milliards de dividendes l’an passé. Dexia est tenu à coup de finances publiques alors qu’on a laissé couler Mittal. Une entreprise comme PSA qui a reçu des milliards d’aides publiques (chômage partiel, primes à la casse, exonérations…) a distribué 6 milliards de dividendes à ses actionnaires puis supprime des postes…

Le fameux théorème de Schmidt est éculé depuis longtemps : les profits n’ont jamais fait spontanément les investissements de demain, encore moins les emplois d’après demain. La spirale est même inverse : plus il y a de surprofit, plus la finance siphonne ce qui devait aller à l’emploi.

Le 31 décembre 2013, la Bourse finit à 4440 points pour le CAC 40, un niveau jamais aussi élevé depuis le début de la crise provoquée par la finance en 2007, soit + 17% en un an, sous la gauche ! Les 500 familles ont gagné 59 milliards de plus en un an de juillet 2012 à juillet 2013, soit + 25 % sous la gauche, passant de 271 milliards à 330 milliards, 16 % du PIB. Il existe 590 milliards d’avoirs français dans les paradis fiscaux : d’où viennent-ils ces centaines de milliards qui manquent à nos politiques, sinon des surprofits, des dividendes, des spéculations et fraudes, des casinos financiers ?

 

Les prétendues charges cela fait 25 ans que le patronat réclame qu’elles baissent. Et entre temps le patronat de la finance l’a emporté sur le patronat de l’industrie.

Et cela fait 25 ans que le chômage augmente, excepté sous le gouvernement Jospin lors des 35 h.

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 Depuis 30 ans, les salaires ont perdu autour de 10 points de PIB par rapport aux profits. Les dividendes versés par les entreprises ne sont plus de 3,2 % mais autour de 9 % : la finance exige ce taux de rentabilité coûte que coûte, au détriment de l’emploi, en se moquant bien de la productivité ou autre compétitivité si elles ne rapportent pas assez !

Les 65 milliards d’aides publiques, (exonérations, emplois aidés, dégrèvements, subventions de toutes sortes…) font du patronat la catégorie de la population la plus assistée, eux qui se réclament de la « libre entreprise » sont les rois de la mendicité, de la quémande, de la sébile tendue auprès de l’État…

Cela fait 25 ans que le patronat réclame le démantèlement du droit du travail et celui ci ne cesse de se faire, depuis la loi quinquennale de Balladur-Giraud en janvier 1994, depuis les lois Fillon du 4 mai 2004, depuis la « recodification » (réécriture totale du Code du travail de 2004 à 2008), depuis les lois Bertrand de 2008 et les suites de l’ANI 2013, le code du travail a été sans cesse passé à l’acide des exigences du Medef. Et tout cela s’est effectué sans retour, sans investissement conséquent, sans amélioration de l’emploi et des salaires.

 

Toutes les aides sans contreparties sont happées, siphonnées, avalées par les actionnaires, les dividendes, la « finance » sans retour pour l’emploi, sans retour contre la précarité et le chômage, sans progrès pour les salariés. Il faut sauver les entreprises de ces spéculations, pas alimenter les spéculateurs !

 

Tout ce que cette politique de « baisse de charges » de « baisse du coût du travail », de « flexibilisation » rapporte, c’est, dans les faits, le contraire des buts qui sont affichés : 5,1 millions de chômeurs, 7 à 8 millions de précaires, 9 millions de pauvres !

Notre économie ne souffre pas de « trop » de « charges » aux entreprises mais de trop détournement des énormes surprofits de ces entreprises vers les casinos de la finance.

 

L’assistanat, par la puissance publique, des actionnaires, rentiers et patrons rapaces, tombe dans un puits sans fond.

 

Et ceux-ci n’en ont jamais assez ! Quand le gouvernement de gauche propose 20 milliards de CICE, le Medef, en la personne de M. Gattaz, réclame 100 milliards.

Quand le gouvernement donne 2,2 milliards de remise sur les allocations familiales en 2014 au patronat, celui ci réclame la totalité de celles ci, 34 milliards. Quand le gouvernement paie une partie des salaires bruts à la place des patrons, ceux ci demandent à ce qu’ils paient toutes les cotisations sociales à sa place.

Le patronat ne veut plus payer sa part de contribution à l’activité des services publics. Or un salarié peut-il produire sans l’éducation, la formation, le logement, la santé, la famille, la prise en charge des accidents du travail et maladies professionnelles, la protection face au chômage, la retraite ? Que cache la « baisse des charges » ?

 

 Quand il est question de fusionner l’impôt et la CSG, où ira l’argent des cotisations sociales ?

 

Ce sera la fusion des recettes ou la fusion des dettes ? Actuellement notre budget social, toutes caisses confondues ne génère que 10 % du total de la « dette » présumée du pays ? Est-ce là, dans ce budget qui s’équilibre presque, en dépit du chômage de masse et du blocage des salaires et cotisations, qu’on va aller chercher de quoi rembourser les 90 % de dettes qui viennent d’ailleurs ?

 

Pour y revenir, la « baisse des charges » veut-elle dire la fin des cotisations sociales ?

 

Revenir au XIXe siècle, quand actionnaires et patrons s’engraissaient sans devoirs vis à vis de ceux qu’ils exploitent ? Et qui va croire qu’on va baisser les dépenses publiques et « stabiliser l’impôt » en transférant ce que paient les actionnaires et employeurs… sur le budget de l’État ? Quels sont ces libéraux qui veulent moins d’État mais veulent que l’État paie les salaires à leur place ?

Ce n’est pas du « poids des charges » qu’il faut « sauver » les entreprises mais de la pression de la finance et du gaspis, du détournement et de la fraude, de l’avidité des surprofits et des dividendes. Le meilleur service à rendre aux entrepreneurs ce n’est pas de les laisser s’enfoncer dans l’assistanat, dans la facilité des surprofits au mépris de leurs salariés, c’est de les forcer à réutiliser leurs énormes dividendes dans la relance économique.

 

 

Ce n’est pas sur la feuille de paie qu’il faut chercher les prétendues « charges » : les produits, dans notre pays, seraient vite compétitifs s’ils n’étaient pas « chargés » de 200 milliards de dividendes et de 30 % de cherté de l’euro.

 

 

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Published by Union Locale CGT Alès
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