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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 09:02

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Published by Union Locale CGT Alès
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loic le meur 04/11/2012 18:50

Jour de vogue (la grande combe)

Sirènes des grandes combes, fumeroles acides
Une cité blottie, routes du Gévaudan.
La rumeur des étals, courant sous les platanes,
Cafetiers belliqueux, paysannes incertaines en ces journées de foire.

L’autobus des courriers aux vitres astiquées, rangé devant la gare,
La fraicheur déjà grêle d’une longue journée.

Le glissement des bielles, une machine haut-le-pied
Descendant pour Alès en retour de cordée.

L’inquiétude d’une mère sur le poids des années
Petit garçon malingre en route pour l’école
S’arrêtant chez l’aïeul boire de l’eau sucrée.

La tristesse d’un père revenu d’Algérie,
Une conscience crucifiée, village des Aurès
Café de la rotonde, forum des oubliés.

Désinences d’histoires aux faîtes de leurs vies,
Descendances concédées, servitudes houillères
Martelées de misère leur donnant gravité

La vogue de Sainte Barbe éclaircissant l’été,
Où les sœurs amènes dansent le cœur léger
Se donnant tout à l’heure dans l’ombre des courtils.

Les fosses endormies où dorment les berlines
Les cages silencieuses à l’orée de leur puits.




Revoir ces longues rames, broutant les graminées
Noirs wagons de billots parfumés de résine,
Assemblés en troupeaux qu'une loco essoufflée
Panachée d'escarbilles, rebrousse vers la mine.

loic le meur 04/11/2012 18:26

Versants
(À ceux de Ladrecht)

Au pied de l’escalier que montent les jardins, l’émoi d’une soirée

Plus loin sur l’Auzonnet qui trace la vallée, la rumeur du désert

Les arbres imbéciles étarquent le sillon de crêtes indécises
Un hiver en été qui s’échappe des sources
La strate des collines persillées de charbon.

Aux aubes de la nuit

Je les revois encore les sombres espagnols enragés de vengeances, s’enquiller vers les puits ces farauds de castille
Ils creusent au rocher, soldatesques farines, ensuqués de silice

Et ces maures souriants descendants des Aurès, ils rêvent du djebel aux calcaires équarris
Allongés dans les tailles cognant sur l’anthracite

Et nous fils des hauts déboulant de l’école, foudroyant les déblais de la marque des autres
Partageons des misères de tous ces immigrants.

Déportés des surfaces

Où sont-ils donc partis, dans cette fin de journée ?
Les casernes sont vides au flanc des vieux chantiers.

Et ce cœur taraudé que de t’avoir perdue, aux détours de passés qui meublent mon attente

Où es-tu donc alors ?

Dans de proches villages jetés comme des cailloux, rêvant la tête basse
A tes jambes fuselées et tes hanches si fortes s’arque-boutant au roc à rouler les stériles

Un joug d’éternités

Un solde d’inventaire, histoires inclinées
Les villas desséchées aux tuiles dérangées et leurs persiennes mortes

Qu’auraient-ils donc à dire !

Tous ces vieux saccagés dans ce magasin d’ombres
Un chevalement rouillé qui supplie qu’on l’achève

Et pourtant

Au fait des solitudes errantes dans les pins, la lampe du matin écaille les versants
L’air s’emplit de résines écrasant les boulets qui rongent mes soufflets



Un silence d’empire émonde les vallées

a Francis Iffernet

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