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Texte Libre
















17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 21:56

ils vont nous le refaire encore combien de fois le coup du Travail

avant qu'on torde le Cou au Capital ?

 

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 21:24

 

 

On m'a dit tes idées ne sont plus à la mode
Quand on veut gouverner ce n'est pas si commode
Il faut évidemment s'adapter au terrain
Mettre jour après jour un peu d'eau dans son vin

On m'a dit dans la jungle il faut qu'on se débrouille
On est bien obligé d'avaler des magouilles
De laisser dans un coin les projets trop coûteux
On va pas tout rater pour des canards boiteux

La porte du bonheur est une porte étroite
On m'affirme aujourd'hui que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un

On m'a dit qu'il fallait prêcher le sacrifice
A ceux qui n'ont pas pu s'ouvrir un compte en Suisse
Qu'il fallait balayer tous nos vieux préjugés
Et que ceux qui travaill'nt étaient privilégiés

On m'a dit tu comprends tes idées archaïques
Ne feront qu'aggraver la crise économique
Ainsi la liberté dans un monde plus juste
Fait partie des slogans qui sont un peu vétustes

La porte du bonheur est une porte étroite
On m'affirme aujourd'hui que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un

Puis d'autres sont venus beaucoup moins présentables
Qui parlaient de la Franceen tapant sur la table
Qui disaient faut changer c'est la loi du pendule
On va pour commencer supprimer la pilule

Ensuite il faudra bien flytoxer la vermine
Rétablir la morale avec la guillotine
Et pi gn'a qu'à virer les mauvais syndicats
Pour conserver celui qui plaît au patronat

La porte du bonheur est une porte étroite
On m'affirme aujourd'hui que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un

Ils ont dit qu'il fallait se montrer réaliste
Qu'il y avait du bon dans les journaux racistes
Qu'il fallait nettoyer ce cher et vieux pays
Si l'on ne voulait pas qu'il devienne un gourbi

Dois-je vous l'avouer ces propos me renversent
Quand je vais boire un verre au café du commerce
Parfois je crois revoir sur du papier jauni
La photo de Pétain dans mon verr' de Vichy

La porte du bonheur est une porte étroite
Qu'on ne me dise plus que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 22:49

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AMBROISE CROIZAT FUT CELUI QUI MIT EN PLACE LES COTISATIONS SOCIALES ET REFUSA L’IMPÔT

HOLLANDE EST ENTRAIN DE DEMOLIR LA SECURITE SOCIALE

Les membres du Conseil national de la résistance doivent se retourner dans leurs tombes.

 

Hollande vient de prendre la décision de mettre un terme à ce qui restait de la cotisation des entreprises concernant les allocations familiales ( 35 milliards) et de toucher à un aspect important de la Sécurité Sociale mise en place à la libération par Croizat : le financement de la politique familiale.

CLIQUEZ SUR L'IMAGE

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 20:57

gattaz2.JPG

Au lendemain de l’annonce par François Hollande d’une suppression des Cotisations Familiales de 15 milliards d’euros, qui s’ajoutera d’ici 2017 aux 20 milliards du Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), le patron des patrons, Pierre Gattaz, a continué de pousser son avantage. « C’est un discours qui va dans le bon sens, il y a une prise de conscience de la réalité de la France», a d’abord concédé le PDG de Radiall puis il a ajouté  « Si nous voulons créer un million d’emplois, ce qui est un objectif et non un engagement, il faut aller bien au-delà de cette réforme, nous devons savoir si nous sommes partis pour monter l’Everest ou monter la Butte-aux-Cailles. »

 

Et comme on pouvait s’y attendre, Gattaz a refusé tout «engagement juridique écrit» sur les créations d’emplois attendues par le gouvernement en échange de cette nouvelle baisse de cotisations. «C’est impossible», a-t-il insisté, préférant parler d'«un engagement de mobilisation». Même chose pour l'«observatoire des contreparties», qui «ne doit pas se transformer en tribunal», estime le responsable du Medef. Selon Gattaz, «ce pacte de responsabilité est un projet collectif» reposant sur «le retour de la confiance».

 

En clair : baissez les « charges » et laissez-nous faire

 ce pacte comme les promesses de hollande n’engagera donc que ceux qui y croient.


Ces annonces renforcent donc le besoin d’intervention des salariés, le 6 février, à l’appel de la c.G.T pour défendre leurs revendications en matière d’emploi, de salaires, et de protection sociale

 

cliquez sur l'image pour lire l'article

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 09:45

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Un « pacte avec les entreprises » nous dit-on ? Pourquoi un « pacte » ? Jusqu’à présent, « sans pacte », l’État a donné aux entreprises 65 milliards d’aides publiques et 20 milliards de CICE !

 

« Moins de charges, plus d’embauches et de dialogue »

 De quelles charges s’agit-il sachant que les cotisations sociales ne sont pas des charges mais du salaire brut ? De quelles embauches s’agit-il sachant qu’il y a explosion des CDD courts ? Quel dialogue social, sachant que l’ANI du 11 janvier, exemple cité du dialogue, a donné la « loi de sécurisation de l’emploi » du 14 juin mais a débouché sur davantage de plans de licenciements ?

Un « pacte » est-ce différent de ce qui a été fait sans pacte ? Est-ce différent de ce qui a été donné au patronat sans contreparties tout au long de l’année 2013 ? (refus d’amnistier des syndicalistes, flexibilisation du code du travail, gel du smic, suppression des élections prud’homales, dégradation des retraites à 43 annuités et 66 ans, casse de l’inspection du travail, réduction programmée des cotisations allocations familiales, élargissement des ouvertures du dimanche…) ? En quoi est-ce différent ?

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Y a-t-il trop de « charges » ?

 Tout patron vous dira qu’il compte depuis toujours, évidemment, en salaire brut, pas en net. Nul ne peut considérer que nos salaires qui sont trop bas sont une « charge ». Ils sont dans la moyenne européenne. La « crise » dite des sub-primes qui dure depuis 2007 est due aux salaires trop bas et aux crédits trop hauts. On ne va pas baisser ces salaires tout de même ? Est-ce cela qui nous est annoncé ?

Il s’agit alors, parlant de ces charges, des impôts sur les sociétés ? Mais les taux d’imposition sont moins élevés que dans les autres pays européens et moins élevés dans les grandes entreprises que dans les PME et TPE. Total doit payer autour de 8 % d’impôt : faut-il faire plus bas encore ?

Les dividendes n’ont jamais été aussi hauts : 200 milliards l’an passé. Le CAC 40 a gagné 80 milliards en 2012 et distribué 40 milliards de dividendes. Les banques qui nous ont pillé, ont distribué 18 milliards de dividendes l’an passé. Dexia est tenu à coup de finances publiques alors qu’on a laissé couler Mittal. Une entreprise comme PSA qui a reçu des milliards d’aides publiques (chômage partiel, primes à la casse, exonérations…) a distribué 6 milliards de dividendes à ses actionnaires puis supprime des postes…

Le fameux théorème de Schmidt est éculé depuis longtemps : les profits n’ont jamais fait spontanément les investissements de demain, encore moins les emplois d’après demain. La spirale est même inverse : plus il y a de surprofit, plus la finance siphonne ce qui devait aller à l’emploi.

Le 31 décembre 2013, la Bourse finit à 4440 points pour le CAC 40, un niveau jamais aussi élevé depuis le début de la crise provoquée par la finance en 2007, soit + 17% en un an, sous la gauche ! Les 500 familles ont gagné 59 milliards de plus en un an de juillet 2012 à juillet 2013, soit + 25 % sous la gauche, passant de 271 milliards à 330 milliards, 16 % du PIB. Il existe 590 milliards d’avoirs français dans les paradis fiscaux : d’où viennent-ils ces centaines de milliards qui manquent à nos politiques, sinon des surprofits, des dividendes, des spéculations et fraudes, des casinos financiers ?

 

Les prétendues charges cela fait 25 ans que le patronat réclame qu’elles baissent. Et entre temps le patronat de la finance l’a emporté sur le patronat de l’industrie.

Et cela fait 25 ans que le chômage augmente, excepté sous le gouvernement Jospin lors des 35 h.

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 Depuis 30 ans, les salaires ont perdu autour de 10 points de PIB par rapport aux profits. Les dividendes versés par les entreprises ne sont plus de 3,2 % mais autour de 9 % : la finance exige ce taux de rentabilité coûte que coûte, au détriment de l’emploi, en se moquant bien de la productivité ou autre compétitivité si elles ne rapportent pas assez !

Les 65 milliards d’aides publiques, (exonérations, emplois aidés, dégrèvements, subventions de toutes sortes…) font du patronat la catégorie de la population la plus assistée, eux qui se réclament de la « libre entreprise » sont les rois de la mendicité, de la quémande, de la sébile tendue auprès de l’État…

Cela fait 25 ans que le patronat réclame le démantèlement du droit du travail et celui ci ne cesse de se faire, depuis la loi quinquennale de Balladur-Giraud en janvier 1994, depuis les lois Fillon du 4 mai 2004, depuis la « recodification » (réécriture totale du Code du travail de 2004 à 2008), depuis les lois Bertrand de 2008 et les suites de l’ANI 2013, le code du travail a été sans cesse passé à l’acide des exigences du Medef. Et tout cela s’est effectué sans retour, sans investissement conséquent, sans amélioration de l’emploi et des salaires.

 

Toutes les aides sans contreparties sont happées, siphonnées, avalées par les actionnaires, les dividendes, la « finance » sans retour pour l’emploi, sans retour contre la précarité et le chômage, sans progrès pour les salariés. Il faut sauver les entreprises de ces spéculations, pas alimenter les spéculateurs !

 

Tout ce que cette politique de « baisse de charges » de « baisse du coût du travail », de « flexibilisation » rapporte, c’est, dans les faits, le contraire des buts qui sont affichés : 5,1 millions de chômeurs, 7 à 8 millions de précaires, 9 millions de pauvres !

Notre économie ne souffre pas de « trop » de « charges » aux entreprises mais de trop détournement des énormes surprofits de ces entreprises vers les casinos de la finance.

 

L’assistanat, par la puissance publique, des actionnaires, rentiers et patrons rapaces, tombe dans un puits sans fond.

 

Et ceux-ci n’en ont jamais assez ! Quand le gouvernement de gauche propose 20 milliards de CICE, le Medef, en la personne de M. Gattaz, réclame 100 milliards.

Quand le gouvernement donne 2,2 milliards de remise sur les allocations familiales en 2014 au patronat, celui ci réclame la totalité de celles ci, 34 milliards. Quand le gouvernement paie une partie des salaires bruts à la place des patrons, ceux ci demandent à ce qu’ils paient toutes les cotisations sociales à sa place.

Le patronat ne veut plus payer sa part de contribution à l’activité des services publics. Or un salarié peut-il produire sans l’éducation, la formation, le logement, la santé, la famille, la prise en charge des accidents du travail et maladies professionnelles, la protection face au chômage, la retraite ? Que cache la « baisse des charges » ?

 

 Quand il est question de fusionner l’impôt et la CSG, où ira l’argent des cotisations sociales ?

 

Ce sera la fusion des recettes ou la fusion des dettes ? Actuellement notre budget social, toutes caisses confondues ne génère que 10 % du total de la « dette » présumée du pays ? Est-ce là, dans ce budget qui s’équilibre presque, en dépit du chômage de masse et du blocage des salaires et cotisations, qu’on va aller chercher de quoi rembourser les 90 % de dettes qui viennent d’ailleurs ?

 

Pour y revenir, la « baisse des charges » veut-elle dire la fin des cotisations sociales ?

 

Revenir au XIXe siècle, quand actionnaires et patrons s’engraissaient sans devoirs vis à vis de ceux qu’ils exploitent ? Et qui va croire qu’on va baisser les dépenses publiques et « stabiliser l’impôt » en transférant ce que paient les actionnaires et employeurs… sur le budget de l’État ? Quels sont ces libéraux qui veulent moins d’État mais veulent que l’État paie les salaires à leur place ?

Ce n’est pas du « poids des charges » qu’il faut « sauver » les entreprises mais de la pression de la finance et du gaspis, du détournement et de la fraude, de l’avidité des surprofits et des dividendes. Le meilleur service à rendre aux entrepreneurs ce n’est pas de les laisser s’enfoncer dans l’assistanat, dans la facilité des surprofits au mépris de leurs salariés, c’est de les forcer à réutiliser leurs énormes dividendes dans la relance économique.

 

 

Ce n’est pas sur la feuille de paie qu’il faut chercher les prétendues « charges » : les produits, dans notre pays, seraient vite compétitifs s’ils n’étaient pas « chargés » de 200 milliards de dividendes et de 30 % de cherté de l’euro.

 

 

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 20:30

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Jeudi 16 janvier a 20h CENDRAS 
Salle polyvalente,

place Salvador Allende.


LA VIOLENCE DESRICHES


Chronique d'une immense casse sociale
CONFéRENCE DéBAT avec
Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot


 

Sociologues, anciens Directeurs de recherche au CNRS, M.Pinçon et Monique Pinçon-Charlot ont notamment publié Sociologie de la bourgeoisie, Les Ghettos du Gotha, le Président des riches. Avec La violence des riches (Zones Edit.), ils démontrent - portraits, enquêtes et données chiffrées à l'appui - l'ampleur du pilonnage qui frappe les classes populaires et pointent les responsables et acteurs d'un monde social au bord de l'implosion.


Rencontre organisée en partenariat avec la librairie Sauramps en Cévennes.

 

Entrée libre.

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 17:08

Le nouveau Président du Conseil des Prud'hommes de Nîmes en évoquant l'actualité sociale du moment (quoi de plus naturel pour un Syndicaliste) dans son discours n'a pas plu aux Représentants Employeurs qui ont quitté la Salle. Ce qui les a certainement fait fuir c'est quand il a évoqué la Campagne (orchestrée par le MEDEF) sur le Coût du Travail et qu'il a lui dénoncé, lui le coût du Capital.

Sachant qu'en France au cours de l'année 2012 les 500 plus riches familles ont vu leur Patrimoine augmenter de 25%, que le CAC 40 va distribuer (malgré la crise 40 Milliards de dividendes et que dans le même temps le SMIC lui a été revalorisé de 10 cts de l'heure, on voit bien qui plombe les Comptes de notre Pays.

 

Cette déclaration du Président du Conseil des Prud'hommes de Nîmes est donc courageuse et bien dans le contexte quand on sait de plus que le Ministre du Travail propose, après avoir fait voter la Loi Compétitivité Emploi qui va offrir 20 Milliards de plus au Patronat, de supprimer les Elections Prud'homales.

 

On voit bien pourquoi ce Syndicaliste avait tout à fait raison de faire le discours qu'il a fait et on comprend mieux que celui-ci ait pu choquer les Représentants Employeurs...

Article Midi-Libre en cliquant sur l'image..

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Discours prononcé par Marc Linares nouveau Président du Conseil des Prud'hommes de Nîmes

 

Mesdames, Messieurs les représentants du pouvoir législatif, du pouvoir exécutif, du pouvoir judiciaire, Mesdames Messieurs les élus Maires et Conseillers Généraux, Mesdames, Messieurs les conseillers, Mesdames et Messieurs.

 

Je vous présente mes meilleurs vœux pour l’année 2014.

 

Je vous remercie d’honorer de votre présence notre audience solennelle.

 

Je suis très honoré d’avoir été élu à la présidence du conseil de prud’hommes de Nîmes par mes pairs pour cette année 2014. C’est avec une très grande conviction que je vais continuer mon action au sein de cette juridiction. Afin de garantir aux justiciables un traitement de leurs dossiers dans la stricte application des textes régissant le droit du travail. Ceci dans un délai de traitement le plus court possible vu que je considère qu’il n’est pour le moment pas raisonnable, avec 14 mois en moyenne au conseil de Nîmes.

 

SUR LE CONTEXTE ÉCONOMIQUE :

 

La crise actuelle enfantée par la crise financière de 2008, n’est malheureusement pas encore derrière nous et nous le mesurons chaque jour un peu plus. Les tentatives d’endiguements de l’ancien et du nouveau gouvernement n’ont eu que très peu d’effet, étant donné que la politique économique suivie n’a pas pris en compte l’origine du problème, mais au contraire a continué et continue encore à l’alimenter.

 

En 1981, 12 jours de travail d’un salarié étaient utilisés pour rémunérer les actionnaires des entreprises, aujourd’hui ce sont 45 jours, soit 4 fois plus, qui leurs sont versés en moyenne. Pendant la même période les salaires ont stagné. Cette situation place la Francetroisième pays Européen sur les dividendes versés aux actionnaires. Comment nous faire croire que cela est sans incidence sur la comptabilité des entreprises, sur l’emploi, sur la masse salariale et sur le financement de la protection sociale.

 

La consommation étant le principal moteur de la croissance (à hauteur de 60%), la stagnation des salaires, les politiques d’austérité viennent plomber lourdement le PIB qui stagne depuis 2009. La relance économique et donc de l’emploi, passe par l’augmentation des salaires et non par l’encouragement à la spéculation en distribuant de l’argent public sans aucune contrepartie en terme de résultat !

 

Quel est le rapport me dirait vous avec l’institution prud’homale ? Et bien l’attaque en règle que subit cette dernière, dont je ferai le détail plus loin, est intimement liée à la propagande libérale au sujet du soit disant « coût du travail ». En tant que représentant des salariés, je trouve que le coût du capital est beaucoup moins médiatisé alors que les chiffres que j’ai cités devraient tous nous alarmer.

 

L’homme étant un loup pour l’homme, il est de la responsabilité de nos dirigeants politiques de réguler l’économie et de changer de cap, pour retrouver une société socialement apaisée. Il faut donner aux électeurs une autre perspective pour ne pas alimenter les dérives politiques dangereuses prônées par l’extrême droite. Il en va de l’unité de notre société.

 

SUR LE TRAITEMENT DES MILITANTS SYNDICAUX :

 Sur l’égalité face à la justice, je constate que la conjoncture économique actuelle a tendance à exacerber les tensions entre les employeurs et les salariés.

Certaines fois, il y a deux poids et deux mesures dans le traitement des conflits sociaux. En effet certaines plaintes de syndicalistes du département discriminés ou agressés restent lettres mortes, alors que pour des faits mineurs commis lors de manifestations, d’autres syndicalistes sont traités comme de vulgaires délinquants et doivent se soumettre à un prélèvement ADN.

Il est urgent de retrouver un juste équilibre à ce sujet sur le département. La justice s’applique à tous que l’on soit puissant ou misérable.

Je voudrais aussi faire état de la relaxe des 5 militants de Roanne, qui est une victoire contre la criminalisation des actes syndicaux. Pour autant, le Parquet général de Lyon, plutôt que de se consacrer au préparatif du réveillon de fin d’année 2013, a par une note du 31 décembre donné instruction à Monsieur le Procureur de Roanne de relever appel, craignant selon toute vraisemblance, que cette décision fondée en droit et en fait ne fasse jurisprudence !

Cet acte du Parquet général n’est que le reflet de l’acharnement de l’institution judiciaire à l’égard de syndicalistes, qui pourtant ont été dispensés de peine par la Cour d’appel de Lyon au vu des éléments de leur dossier.

Cette vindicte est la suite logique de la volonté de l’actuel gouvernement de surseoir à tout examen du projet de loi d’amnistie des délits syndicaux depuis février 2013 !

 

SUR LA PRUD’HOMIE :

Sur la volonté du gouvernement de supprimer l’élection au suffrage universel des conseillers prud’hommes, la prud’homie toute entière ne peut se satisfaire de la privation du droit de vote pour 5 millions de salariés (1/4 des électeurs) qui n’ont pas voté ni dans leur entreprise, ni à l’occasion du scrutin des TPE. De plus cette éventuelle désignation exclurait également l’avis des privés d’emplois, soit plus de 3 millions de personnes qui sont les premiers touchés par la crise. Ce n’est pas la conception que nous avons de la démocratie !

De plus, compte tenu de ce qui est envisagé pour la représentativité patronale, on aboutirait à ce que des conseillers salariés désignés sur la base d’un suffrage électoral d’IRP siègent aux côtés des conseillers employeurs désignés, eux, sur une représentativité sans élection !

Le gouvernement invoque le manque de participation au scrutin et le coût de l’ordre de 100 millions d’euros. Sur la durée du mandat, cela ferait 20 millions d’euros par an, ce qui n’est pas énorme comparé aux 20 milliards d’euros de crédit d’impôts trouvés rapidement sous le pied d’un cheval...

Nous considérons qu’une démocratie sociale vivante ne peut être considérée comme un coût. C’est pourquoi nous réaffirmons l’exigence de l’organisation d’élections prud’homales en 2015 et entendons défendre des propositions d’organisation, de publicité, d’information visant à faire de ce scrutin l’affaire de tous. Il y a une pétition qui est mise en place à l’attention de tous les conseillers prud’hommes ainsi qu’une autre à destination de tout le monde.

Les conseillers prud’hommes s’inquiètent de la tournure que prend le procès prud’homal lié au contenu de la loi de juin 2013 issue de l’Accord National Interprofessionnel de janvier 2013. En effet, la question se pose quant à la mise en œuvre dans les conseils au regard de la jurisprudence sociale actuelle. Cela ouvre la brèche à un grand nombre de contentieux émanant de différentes juridictions, en regard du droit constitutionnel, européen et international.

 

Sur les menaces qui pèsent sur la prud’homie, hasard du calendrier, c’est aujourd’hui que Mme La Garde des Sceaux présente son projet sur les juridictions du 21ème siècle. Il y a fort à craindre que ce dernier ne soit guidé que par la volonté d’enfermer toujours plus la justice dans des contraintes budgétaires la paralysant.

Il en est ainsi du projet de régionalisation des cours d’appel qui se traduirait par un éloignement et un engorgement de ces juridictions pour les justiciables. La cour d’appel de Nîmes est directement menacée de fermeture, même si le rapport du 1er président de la cour d’appel de MONTPELLIER parle de maintenir des activités locales.

Dans une démocratie, la justice indépendante est indispensable à l’équilibre social et ne peut être guidée par les seuls critères financiers. La crise financière ne peut pas se traduire par une remise en cause des droits sociaux.

 

Sur la réforme de la prud’homie, compte tenu des spécificités de la juridiction, il serait préjudiciable de la regrouper avec d’autres juridictions telles que les Tribunaux de Commerce ou encore dans une Maison de la Justice.

 

La marche forcée vers les Tribunaux de Première Instance (T.P.I.) ne doit pas inclure les Conseils de Prud’hommes. Au risque d’allonger un peu plus les procédures et en définitive de dégoûter les justiciables de faire valoir leurs droits !

 

Plus globalement, la Juridiction Sociale Prud’homale doit être repensée dans sa globalité et en cohérence avec sa spécificité, qui est de juger des conflits entre salarié et employeur, dominés par un lien de subordination donnant un pouvoir exorbitant à l’employeur.

 

Sur les moyens pour la justice prud’homale, pour reprendre la citation de Francisco de Quevedo, écrivain espagnol du XVIIe siècle : n’oubliez pas que « c’est parce que la justice est chose précieuse qu’elle doit coûter cher ». Or la politique en la matière nous laisse chaque jour découvrir que l’état ne donne pas les moyens nécessaires pour assurer un bon fonctionnement de notre justice.

 

Mais ces problèmes de moyens sont-ils finalement si étonnants lorsque la Commission européenne place la France, avec 0,45 % du PIB consacré à la justice, derrière la Pologne, la Roumanie, l’Ukraine, l’Arménie, l’Azerbaïdjan ?

 

Ce constat doit nous interpeller lorsque la Franceest la 2ème puissance économique Européenne et la 5ème puissance économique mondiale.

 

SUR LE CONSEIL DE NIMES :

 Sur le problème des départages : Nous ne pouvons pas nous satisfaire de la situation qui voit le nombre de PV de partage passer à 122 en 2013, soit 16 % des décisions. Surtout que pour ces affaires, cela augmente la durée de la procédure, tenez vous bien, de 20 mois en moyenne !

Loin de ma pensée l’idée de discréditer le juges départiteurs qui font un travail considérable avec les moyens qui leurs sont donnés, mais cela ne fait que donner de l’eau au moulin des détracteurs de la prud’homie.

Ce constat nous amène à solliciter une expérimentation, sous le contrôle de la cour et du ministère public, qui pourrait être :


Formaliser les éléments du départage par l’établissement d’un relevé écrit et soutenu par la formation concernée, à destination du juge départiteur.


Rappeler que la présence des juges est une obligation à l’audience de départage.
Ne pas hésiter à suspendre le délibéré sur une affaire qui nous divise pour se revoir un autre jour.


Se mettre en capacité de diminuer le taux de partage et examiner les éventuelles attitudes abusives des conseillers.

Enfin je tenais à féliciter le personnel de greffe du conseil pour leur dévouement, leur compétence et leur disponibilité. Malgré le manque de moyens, ils font un travail considérable. Aussi je souhaite vivement que les deux départs en retraite programmés en 2014 soient remplacés afin que ces personnels puissent continuer à travailler correctement dans l’intérêt des justiciables.

Ce qui ne serait hélas qu’un ajustement des effectifs à minima sachant qu’avec le volume actuel de personnel, nous sommes dans l’incapacité de répondre aux besoins exprimés dans les sections, et surtout celles du commerce et de l’industrie, où nous ne pourrons tenir des audiences de remplacement des cinq jours fériés entre avril et juin.

Voilà, désolé pour le tableau noir que je vous ai dressé pour décrire l’état de la prud’homie Nîmoise, mais rien ne sert de positiver une situation qui ne l’est pas, sauf à vous mentir et pratiquer la langue de bois.

 

MADAME LA PROCUREURE SOUHAITEZ VOUS ÊTRE ENTENDUE DANS DE NOUVELLES RÉQUISITIONS ?

 

Conformément aux réquisitions de Madame la Procureurede la République, je déclare close l’année judiciaire 2013 et ouverte l’année judiciaire 2014, et dis que du tout il sera dressé procès-verbal conformément à la loi.

 

Mesdames et Messieurs, le Conseil de Prud’hommes de Nîmes a le plaisir de vous inviter à nous retrouver autour du verre de l’amitié au salon panoramique du tribunal.

L’audience solennelle de rentrée judiciaire est levée.

 

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 21:31

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C'est une victoire pour Xavier Mathieu, le conseil de prud'hommes de Compiègne, dans l'Oise, a estimé que Continental a "résisté à la demande de réintégration" du syndicaliste Xavier Mathieu. L'entreprise a été condamnée à lui verser 5000 euros pour "discrimination syndicale".

 

Cliquez sur l'Image

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 21:39

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MY. TAYLOR...IS RICH !!!!

Non M. Taylor les Salariés ne sont pas des Pirates ou des sauvages, mais ce sont bien les Patrons comme vous qui êtes des Bandits de Grand chemin car vous faites partie de  ceux qui licencient pour produire moins cher et augmenter vos profits, pour le compte des actionnaires ! 

 

Le combat des Goodyear est légitime comme le sont ceux des Pétroplus, des Pilpa, des Sanofi, des Arcelor, des Renault, des PSA, des Conti... et comme l'était celui des M-real.

Vous craignez une convergence des luttes et un embrasement social généralisé ?

TRES BIEN, ALORS ATTISONS LES BRAISES

 

à écouter en cliquant ci-dessous à partir de la 8° minute

 

 

antenneo

 

 

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 18:14

 

Où sont les vrais voyous ? 

 
Où comment les Elus Politiques s'auto-immunisent contre toutes poursuites judiciaires.

Le Bureau du Sénat, pourtant majoritairement à ............Gauche (14 Membres) a rejeté ce mercredi par 13 voix contre 12, et une abstention, la demande portant sur la possibilité d'un placement en garde à vue de l'industriel UMP Serge Dassault, dans le cadre d'une enquête sur des achats présumés de votes à Corbeil-Essonnes. 

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Published by Union Locale CGT Alès
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